Sodebo : mais quelle est sa recette ?

Le magazine Capital a dressé le classement des meilleurs employeurs de France. Cette année, dans le secteur agroalimentaire, la troisième place du tableau attire les regards. Derrière les groupes Nestlé et Kronenbourg figure Sodebo. Qu’est-ce qui vaut à cette entreprise familiale de décrocher cette médaille de bronze aux côtés des géants du secteur ?

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  • 23 juin 2021
  • Temps de lecture: 2-3 min
sodebo

Sodebo, de l’aveu de son directeur des ressources humaines François-Frédéric Breux, ressemble aux entreprises que l’on trouve dans les Länder allemands : une société familiale, mais à la taille conséquente. Les chiffres sont là pour le prouver. Le leader du rayon traiteur frais est implanté sur un seul et même site depuis sa création en 1973, plus de 120 hectares à Saint-Georges de Montaigu, en Vendée. L’entreprise est dirigée depuis plus de 20 ans par les trois filles des fondateurs, un couple de charcutiers, et comptabilise 2 500 employés. Leur attachement à l’entreprise ? Le fruit d’une conjugaison de facteurs. « Le côté familial se matérialise par une proximité importante entre les salariés, le comex et la présidence. Il y a tout au plus 4 niveaux hiérarchiques entre eux. Cela facilite l’écoute, les échanges, et permet à chacun de proposer ses idées », estime François-Frédéric Breux.

L’innovation est une des pierres angulaires de la croissance du groupe. Le spécialiste des pizzas et des sandwichs a imposé ses créations au rayon traiteur frais des grandes surfaces. Il a contribué à créer des nouveaux produits innovants, comme la Pasta Box en 2009. « Jusqu’ici, nous avons développé nos nouveaux produits de façon complètement intégrée. Actuellement, nous créons en interne des « mini startups », en charge de projets, comme « Freego », un distributeur connecté façon réfrigérateur pour une autre forme de libre-service. Nous ne sommes pas dogmatiques, plutôt ouverts et attentifs à l’environnement, qui est une source d’inspiration et de développement », explique François-Frédéric Breux.

Une production 100 % made in Sodebo

L’attachement des salariés à l’entreprise ne se vérifie pas que dans les classements de la presse. Pour preuve, le faible turn-over au sein de la société. Elle a su concilier taille et maintien d’une dimension humaine. Ainsi, toute la chaîne de production est intégrée sur le site. « Nous avons des boulangers, des charcutiers. Nous fabriquons la majeure partie des ingrédients qui composent nos produits. Nous fabriquons 100 % de nos pains, pastas, pâtes à pizza, galettes, sauces vinaigrettes, gressins, cookies. Nous cultivons même une partie de nos salades sur notre site !», note le directeur des ressources humaines. Même les activités de sécurité et de nettoyage sont intégrées. « Nous avons plus de 100 métiers sur place. Pendant la crise sanitaire, nous nous sommes adaptés en mettant en place de la mobilité interne en fonction des besoins. Le chômage partiel n’a été qu’une exception. » Mais Sodebo prend aussi garde à ne pas se transformer en mastodonte. L’entreprise se divise en ateliers de fabrication de 300 à 400 personnes, ce qui permet aux équipes de développer leur propre identité.

Un savant équilibre à préserver, alors que sa croissance se poursuit. Salades-repas, produits apéritifs, gamme asiatique, Sodebo a des projets de développement sur ces trois segments. Une accélération qui se traduit par des recrutements : 170 CDI embauchés en 2020, 250 prévus en 2021. « La plupart d’entre nous habite à moins de 30 minutes du site. Cet ancrage local, nous y sommes très attachés », souligne François-Frédéric Breux, aux premières loges pour observer ce qui séduit les candidats dans son entreprise.

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