Sophie la girafe®, ambassadrice du jouet tricolore

Née à Paris et fabriquée en Haute-Savoie, Sophie la girafe® a conquis des millions de parents et d’enfants dans le monde entier. Un succès qui permet aujourd’hui à Vulli, la société qui la fabrique, de réaliser la moitié de son chiffre d’affaires à l’export. Retour sur cette réussite planétaire.

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  • International
  • Success stories
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • 17 décembre 2018
  • Temps de lecture: 2-3 min

C’est le 25 mai 1961, jour de la Sainte Sophie, que Sophie la girafe® a vu le jour en plein cœur de Paris. Imaginée par un employé du spécialiste du jouet en caoutchouc Delacoste, racheté en 1981 par la société Vulli, cette figurine n’imaginait sans doute pas le destin de vedette internationale qui l’attendait. Longtemps, d’ailleurs, elle n’a été plébiscitée que par les parents et les bébés français. Mais il y a une dizaine d’années, elle a décidé de franchir les frontières, et s’est lancée à l’assaut de nouveaux marchés.

L’éveil des cinq sens

Tout se passe en 2006, lorsque Serge Jacquemier, un ancien de Smoby, prend les rênes de cette PME basée à Rumilly, en Haute-Savoie, réalisant à l’époque 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il se rend vite compte du potentiel de la petite girafe. « C’est le seul jouet au monde qui éveille les cinq sens », affirme alors le directeur général de Vulli. L’odeur, d’abord, avec le caoutchouc naturel tiré de l’hévéa. La vue, ensuite, grâce aux taches contrastées sur le corps de la girafe. Le toucher, en raison de la douceur de la figurine. Mais aussi le son ou encore la préhension, car avec ses pattes, son museau et ses « cornes », Sophie permet aux enfants de la saisir facilement. La petite girafe a surtout un autre atout de taille : elle soulage les douleurs liées aux poussées dentaires. En bref, « elle n’a pas d’égal dans le monde ! », pour Serge Jacquemier.

A la conquête de la « digital mum »

Conscient d’avoir déniché une pépite, le dirigeant entend faire décoller Sophie à l’international. Sa stratégie ? Partir à la conquête de la « digital mum ». « Pour conquérir le monde, il nous fallait parler à toutes les « mamans digitales ». C’est ce que nous avons fait et c’est ce que nous continuons de faire, puisque nous avons plusieurs community managers sur les réseaux sociaux dans le monde entier », explique-t-il. Celui-ci avait ainsi, dès 2006, compris l’importance croissante d’Internet pour les futures mamans qui cherchent à s’informer. Que ce soit sur les réseaux sociaux, des sites spécialisés ou des sites vendeurs, « nous créons des contenus pour toute cette population présente sur le web et nous avons pour cela des personnes spécialisées, notamment sur les zones USA, Europe et Asie ».  

La moitié du chiffre d’affaires à l’export

Le webmarketing, en parallèle d’un système de master franchises (un master franchisé par pays) a été un pari gagnant pour la société Vulli. Aujourd’hui, sa petite vedette s’exporte dans 85 pays, sur les cinq continents. Des Etats-Unis au Japon en passant par la Chine, la Russie, le Brésil ou l’Australie - et même le Kazakhstan, dernier pays à rejoindre la liste des destinations. Vulli réalise ainsi à ce jour la moitié de son chiffre d’affaires hors Hexagone, soit 15 millions d’euros sur un total 30 millions. L’entreprise a en outre développé les licences, en créant en 2011 la société Deliso, chargée de concéder l’image de Sophie la girafe® pour fabriquer par exemple des vêtements au Japon, des livres aux Etats-Unis et des lunettes de soleil en Australie, de même que des lits, des poussettes, de la layette… le tout à l’effigie de la petite héroïne. « Plus de 60 sociétés licenciées dans le monde paient des royalties pour Sophie la girafe® », indique Serge Jacquemier.

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