Travailler dans une entreprise sans bureau : l’exemple de B.LIV Champagne

Armonie Bellepeau Crochet, co-fondatrice de B.LIV Champagne, a fait le choix de ne pas avoir de bureau fixe. Avec une équipe répartie dans toute la France, elle souhaite prouver que ce modèle a un impact positif sur le fonctionnement de l’entreprise.

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  • 20 avril 2021
  • Temps de lecture: 2 min

La crise sanitaire a fortement favorisé l'accélération du télétravail. Certaines entreprises en ont même profité pour adopter un fonctionnement en 100 % distanciel. C'est le cas de B.LIV Champagne, une marque initialement positionnée sur l’événementiel en B2B. Cette « Digital Native Vertical Brand » – entreprise née sur les réseaux sociaux par et pour les jeunes – s’est en effet réorientée durant le confinement vers le e-commerce et a fait le choix de ne plus avoir de bureau fixe. Un nouveau modèle pour l’entreprise qui offre de la flexibilité et la possibilité à ses salariés de travailler n'importe où.

Rapide retour en arrière. En 2014, Armonie Bellepeau Crochet découvre la fabrication du champagne lors de ses premières vendanges dans le domaine familial de son amie Estelle Hecht et tombe amoureuse du métier. De cette amitié et de cette passion commune naît B.LIV Champagne. Mais en 2020, la co-fondatrice devient digital nomade. Après être passée par Paris puis Bordeaux, elle a posé ses valises à Lisbonne. Ce qui ne l’empêche pas d’échanger en permanence avec ses équipes.

Apprendre à manager différemment

Répartis entre Paris, Lyon, Reims, le Sud de la France et Lisbonne, toutes les collaboratrices de l’entreprise travaillent à distance grâce aux outils digitaux collaboratifs (Slack, Notion…). Chefs de projets, freelances et stagiaires sont recrutés non sur des critères géographiques mais sur leurs compétences. La souplesse est également de mise en termes d’emploi du temps, que « chacun gère en fonction de ses besoins et de ses contraintes. Certains sont plus du matin, d’autres du soir. Si l’un de nous a envie de faire une sieste dans l’après-midi, c’est possible tant que les objectifs sont remplis à la fin de la semaine. Nous ne sommes plus à l’horaire mais à l’objectif », explique la dirigeante qui souhaite avant tout valoriser l’autonomie et la liberté. « Cela correspond à notre mode de vie et notre mode de fonctionnement », ajoute-t-elle.

Comme dans une entreprise classique, les équipes se réunissent régulièrement. Le vendredi soir, elles font le point sur les to-do lists de chacune et établissent leurs missions au mois et à la semaine. Le lundi matin, une session de brainstorming permet d’échanger sur leurs idées et projets. Des réunions sont organisées par mini-session d’une après-midi sur certains projets qui nécessitent un travail d’équipe. Et pour créer de la cohésion, elles se retrouveront mensuellement en séminaire en présentiel à partir du mois de mai sur le site de l’exploitation, à Berru en Champagne.

Ce fonctionnement requiert de « penser différemment et d’être plus disponible, mais c’est au service d’un bien-être général qui est génial », souligne Armonie Bellepeau Crochet. En tant que manager, elle se doit désormais de valoriser la responsabilité individuelle et de faire en sorte que ses collaborateurs prennent confiance en eux, loin d’un management infantilisant. « Nous leur apprenons à poser les limites », conclut-elle.