Saint James : la marinière made in France qui habille le monde depuis 130 ans

Riche d'un savoir-faire ancestral qui a vu le jour au cœur de la Normandie, Saint James a conquis les Français, mais pas que... 

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  • 25 août 2021
  • Temps de lecture: 2 min
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1889. La société anonyme "Filatures de Saint-James" voit le jour là où l'atelier du "Moulin du Prieur", fondé par le maire de Saint-James, Léon Legallais, tissait, teintait et vendait de la laine locale. Cette même année, l'entreprise débute la commercialisation du produit qui fera sa renommée : le chandail. Tricoté en maille serrée avec de la laine de moutons des prés-salés, ce vêtement est imaginé pour accompagner les marins bretons et normands qui vivaient près de six mois par an dans des conditions extrêmes. L'entreprise est reprise dans les années 50 par Julien Bonte, qui axe désormais son activité sur le "Vrai Chandail Marin", nom déposé par la marque. Saint James est alors propulsé au rang de "leader français de la maille marine". L'arrivée à la tête de l'entreprise de Bernard Bonte marque la démocratisation du vêtement marin comme accessoire de mode. Portée par son succès, Saint James se met à imaginer de nouveaux modèles et à élargir ses gammes.  

Ouverte sur le monde, attachée à ses racines  

Avec le temps l'entreprise made in France, qui n'a jamais cessé de produire dans sa ville originelle de Saint-James, a décidé de faire le pari de l'international. Tout comme les marins qui naviguent des mois durant en haute mer, Saint James a eu, très tôt, le goût de la découverte et de l’aventure. C'est avec ses valeurs d'indépendance, de liberté et d'ouverture sur le monde qu’elle s’est implantée à Tokyo en 1980, puis dans le monde entier, bénéficiant d’une aura à l’international.  

De nos jours, et suivant une conjoncture toujours plus positive, 40 % du chiffre d’affaires de l’entreprise de la French Touch est réalisé à l’export. L’année dernière, pourtant difficile en raison de la crise sanitaire, Saint James a ouvert une deuxième boutique à Osaka et un point de vente à Séoul. En Chine, l’entreprise a également développé sa présence en digital, pour le plus grand bonheur de Luc Lesénécal, dirigeant de l’entreprise Saint James depuis 2012, qui confie à Fashion Network quelques chiffres positifs : « Nous terminons l'année (2020) avec un chiffre d'affaires consolidé et stable de 60 millions d'euros sur l'ensemble de nos filiales. Quant a l'entreprise Tricots Saint James, elle connait une croissance de 1.5 % de son chiffre d'affaires, un chiffre en parti du à la production de masques » 

Savoir-faire et qualité  

En 2012, Saint James a obtenu le label “Entreprise du Patrimoine Français”. Ce prestigieux label distingue les entreprises françaises possédant un savoir-faire artisanal et industriel d’excellence. Et pour cause ! Depuis sa création, la marque fait appel à des bonnetiers (tricoteurs de vêtements en maille), couturières et raccoutreuses d’excellence : toute une mécanique bien huilée qui assure à ses clients un produit fini parfait. « Nous apportons un produit bien pensé qui, dans notre façon même de tricoter nos pulls, porte l’écoconception. Pour le remaillage, qui consiste à relier le corps et le col d’un pull, il s’agit d’une opération manuelle pour laquelle nous comptons 18 mois de formation. » rapporte le président de Saint James 

Aujourd’hui, la production s’est en partie mécanisée, mais le savoir-faire humain des bonnetiers est irremplaçable. Entre le début et la fin du processus de confection, chaque vêtement Saint James bénéficie de l’expertise de 18 paires de mains. Il est tricoté, coupé, assemblé, raccoutré et repassé par des artisans au geste sûr et à l’œil aiguisé. Comme le dit si bien son directeur général Luc Lesénécal « C'est l'excellence qui fait la différence ».  

De quoi ravir ses clients français et internationaux pendant encore de nombreuses années …